Ils l’ont défigurée! (Réflexions sur la communion dans la main)

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[Par notre contributeur, Louis Pasquerel. Original ici.]

Ils l’ont défigurée oui ! Mais qui ? Mais la Messe catholique bien sûr et principalement, la communion eucharistique ! Je me suis permis de faire un pastiche de Mgr Lefevbre et de son ouvrage, Ils l’ont découronné, pour rendre hommage à cet évêque sans qui nous n’aurions plus le trésor de la messe de Saint Pie V. Ca faisait longtemps que je réfléchissais à un article sur le sujet, surtout après la lecture de Mgr Schneider, Corpus Christi, à propos du drame, voire du sacrilège, qu’est la communion dans la main. Un sacrilège qui s’inscrit dans la crise moderniste de l’Eglise catholique.

Un excellent article du Chanoine Laurent Jestin de l’ICRSP, paru dans la revue Catholica cet automne, a retenu mon attention, notamment des citations de nos « amis » modernistes pour argumenter sur la mise en place de la communion dans la main.

La première est tout bonnement ridicule et émane de Denise Lamarche dans La messe en questions  qui souhaite revendiquer une foi adulte. Sainte Thérèse, plus grande sainte des temps modernes selon Saint Pie X, doit se retourner dans sa châsse, elle qui a prôné la Petite voie d’Enfance :  Lire la suite

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Article choc de Patrick Archbold: «La vérité à propos de cette crise»

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[Par M. Patrick Archbold]

La vérité à propos de cette crise

Je crois qu’il est bien temps que nous parlions franchement à propos de ce qui se produit réellement au sein de l’Église. Il est très probable que nous arrivions au dénouement de cette horrible pièce de théâtre d’une centaine d’années dont le Synode sur la famille, qui se déroule présentement à Rome, est peut-être la première scène de l’acte final. Nous avons spéculé et débattu à l’infini à propos de qui est avec le cardinal Kasper et de ceux qui ne le sont pas et qui s’interjetteront ou qui resteront silencieux, et aussi où se termine la doctrine et où commence la praxis pastorale. Entre-temps, une «sombre et fausse église» telle que prédit par la bienheureuse Anne Catherine Emmerich, qui a continué à croître au sein de l’Église depuis un siècle, poursuit son libre progrès.

Nous avons plusieurs cardinaux et évêques de la Sainte Église catholique qui mettent publiquement la Loi de Dieu en opposition avec Sa miséricorde! Nous avons des cardinaux et des évêques qui disent que les mots mêmes de Jésus, la même seconde personne de la Trinité qui a souffert et mourut pour que nous puissions vivre, n’expriment pas assez d’amour.

Ajoutez à cela les expressions quotidiennes d’indifférentisme et toutes les autres facettes du modernisme (voir Pascendi Dominici Gregis) qui sont promulguées non seulement sans aucune crainte de réprobation, mais qui sont plutôt louangées.

Dire de telles choses et promouvoir un tel raisonnement est une coopération avec le Diable, le Diable qui ne tient qu’à détruire l’Église. À savoir si ces gens le font en connaissance de cause ou non, je ne puis le dire, mais je puis dire que cela est diabolique.  Lire la suite

Réplique à la lettre moderniste de l’Institut de formation théologique et pastorale du diocèse de Chicoutimi

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Le rêve de S. Jean Bosco; la Barque du Christ, l’Église, affrontant les tempêtes

[Cet éditorial est une réponse à une lettre d’opinion sur des questions de théologie catholique soi-disant suscitée par les propos du maire Tremblay concernant des journalistes. Ce fut plutôt un prétexte pour affirmer une foi anthropocentrique et une herméneutique de la rupture contraires à la Foi catholique. Cet esprit de Vatican II jusqu’au-boutiste, ce modernisme infecte toujours l’Église québécoise et l’Institut de formation théologique et pastorale du diocèse de Chicoutimi.]

La première erreur : la foi anthropocentrique

La première erreur des signataires de cette lettre que nous tenons à soulever est le concept de foi anthropocentrique, centrée sur l’homme plutôt que sur Dieu qui est la fin sublime de l’homme, le commencement de toute chose. En effet, la foi est centrée sur la quête de sens de l’homme; si par hasard l’homme s’éveille à une quête de sens, l’Évangile offre une réponse. Il semble que les adeptes d’un tel éveil aient sous-estimé l’envie de l’homme moderne à s’éveiller à une quête de sens, sinon les églises seraient pleines. De plus, cet éveil conscient de l’homme à une quête, qui le met en marche pour qu’il se réalise est en fait la même erreur que la Conscious Evolution dénoncée par le préfet de la Congrégation pour la Foi, le cardinal Müller, et que du pélagianisme; l’homme peut se réaliser lui-même, il en a les moyens.

Ce qu’enseigne l’Église catholique c’est que Dieu s’est révélé à l’homme à travers différentes manières (ancienne et nouvelle Loi) et suprêmement avec le sacrifice de la Croix auquel chaque sacrifice de la messe pointe. L’homme a les moyens de découvrir ce que Dieu attend de lui par le biais de sa propre raison, c’est ce que l’on appelle la religion naturelle. L’homme ne peut atteindre par ses propres moyens la connaissance de la religion surnaturelle professée par l’Église catholique. Ainsi donc, Dieu s’est révélé. De plus, l’homme ne peut se sauver lui-même; l’éveil à une quête de sens est une grâce que Dieu donne à l’homme pour qu’il se repente de ses péchés et qu’il croie (nous paraphrasons ici N.S. Jésus-Christ, Marc  1 :15). La foi catholique est christocentrique, centrée sur le Christ, comme agneau immolé pour nos péchés sur la Croix, re-présenté à chaque sacrifice de la messe et comme seul nom qui nous ait été donné sous le ciel pour notre salut (Actes 4 : 12). Lire la suite

Pie X est mal compris, selon le Président du Comité pontifical des sciences historiques

Saint Pie X

Saint Pie X

Dans une entrevue un peu abasourdissante donnée par le Président du Comité pontifical des sciences historiques, le Père Bernard Ardura, à l’agence de nouvelle catholique Zenit, le premier déclara que le pape Pie X est mal compris aujourd’hui. Le Père Ardura affirme que le pontificat de Pie X fut obscurci par sa lutte contre le modernisme au détriment de son caractère «réformateur» et «moderne».

C’est faire un traitement déshonnête des écrits du saint Pape; une lecture un tant soit peu attentive d’E Supremi (1903) mettra à jour le soi-disant caractère réformateur de Pie X, «tout restaurer en Christ», c’est-à-dire un non à la séparation moderne de l’Église et de l’État, non à un clergé qui enseigne des doctrines complaisantes, non à la modernité républicaine héritière des Lumières. La réforme pienne n’est pas une adaptation de l’Église à la modernité, mais une adaptation du monde, une soumission du monde à la souveraineté du Créateur pour paraphraser les mots du Souverain Pontife dans son encyclique de 1903.

Voici quelques extraits de l’entrevue de l’agence Zenit dont l’original est en anglais: Lire la suite

Dénonciation du modernisme au Saguenay: réactions des catholiques libéraux

Mgr André Rivest, évêque de Chicoutimi, QC

Mgr André Rivest, évêque de Chicoutimi, QC

Un auteur du nom de J. Lamirande, du diocèse de Chicoutimi, a dénoncé sur un blogue nationaliste l’infiltration moderniste du Diocèse. Les faits qui y sont révélés sont malheureusement bien connus des catholiques québécois: des agents pastoraux avec une extrême latitude, promotion du panthéisme, du relativisme, dénonciation de toute injustice sauf bien sûr concernant les refus injustifiés contre la messe traditionnelle, etc.

Nous avions déjà déploré ici le refus de Mgr Rivest de permettre une messe traditionnelle au sein de son Diocèse et ce bien que la demande était bien étoffée.

Un agent de pastoral, M. Jocelyn Girard, du Diocèse a décidé de répliquer dans un billet intitulé «Faut-il opposer progressisme et traditionalisme?» à l’énumération des agissements modernistes à Saguenay via son blogue libéral Culture et foi. Quelques extraits suffisent pour démontrer le caractère flagrant des hérésies qui y sont défendues surtout au sein de la deuxième section de son article, «Quelle Église pour ce siècle?». Lire la suite

Du changement en vue au Synode sur la famille? Oui, espèrent des évêques britanniques

Mgr Terence Drainey, évêque du diocèse de Middlesborough (R.-Uni)

Mgr Terence Drainey, évêque du diocèse de Middlesborough (R.-Uni)

Le journal libéral britannique The Tablet a rapporté ici les propos ahurissants de deux évêques britanniques quant à leurs espoirs sur les résultats du prochain Synode sur la famille à l’automne. Les propos de ces deux évêques britanniques sont teintés du modernisme rampant et silencieux (plutôt bruyant ces jours-ci) des dernières décennies. Beaucoup d’évêques émettent des opinions à titre personnel, mais ceci n’est que le premier pas qui influence leur prédication, leurs ordinations, leurs nominations, etc. Dans le sacerdoce, une opinion n’est jamais vraiment personnelle; le sacerdoce catholique englobe la vie entière du prêtre. 

Voici les propos de Mgr Terrence Drainey, évêque du diocèse de Middlesborough suivis des propos de Mgr Tom Burns du diocèse de Menevia: Lire la suite

Nouveau président de la Conférence des évêques allemands

Mgr Zollitsch (centre) et le cardinal Marx (avant-plan) Source: dbk.de

Mgr Zollitsch (centre) et le cardinal Marx (avant-plan)
Source: dbk.de

Le cardinal Reinhard Marx a été élu, au cinquième tour de scrutin, président de la Conférence des évêques allemands (Deutsche Bischofskonferenz) le 12 mars dernier. Il remplace ainsi le président sortant, Mgr Zollitsch.  Lire la suite