Liturgie : les fameux fruits du concile Vatican II…

Novus Horreur Missae

Novus Horreur Missae Photo tirée de conciliovaticanosecondo.com

[De notre contributeur, Louis Pasquerel, source]

Le poids des mots, le choc des photos. Ce slogan est bien connu de tous, mais dans notre cas seules les photos suffiront, une image valant mieux qu’un long discours. Que les internautes regardent bien ces photos réelles de messes et qu’ils viennent me dire en quoi elles sont catholiques. Cet été encore j’ai assisté à des messes dites de Paul VI (Novus Ordo Missae) ou forme ordinaire du rite romain. Eh bien je suis désolé, mais je ferai deux remarques : d’une, au regard de l’histoire de la liturgie, le missel de Saint Pie V mériterait bien plus cette appellation de « forme ordinaire », le NOM n’ayant que 50 ans d’existence sans continuité avec le missel tridentin et avec des dérives sans nom ; de deux, ces dérives justement font que nous sommes plus en présence de deux rites différents que de deux formes, « le nouvel ORDO MISSAE, si l’on considère les éléments nouveaux, susceptibles d’appréciations fort diverses, qui y paraissent sous-entendus ou impliqués, s’éloigne de façon impressionnante, dans l’ensemble comme dans le détail, de la théologie catholique de la Sainte Messe, telle qu’elle a été formulée à la XXème session du Concile de Trente, lequel, en fixant définitivement les « canons » du rite, éleva une barrière infranchissable contre toute hérésie qui pourrait porter atteinte l’intégrité du Mystère » (Bref examen critique). 

 La liturgie catholique est bafouée, le sacré est bafoué, le Beau l’est tout autant. Mais le pire c’est que Notre-Seigneur n’est pas adoré comme il se devrait dans ses messes largement protestantisées où le prêtre n’est plus un « Alter Christus« , mais un président d’assemblée des fidèles qui partagent juste un repos en mémorial en présence d’ « enfants de choeuses » et de laïcs montant dans le sanctuaire ou pire, distribuant la communion (dans la main bien évidemment). La notion de sacrifice et donc la définition catholique de la messe (renouvellement non sanglant du sacrifice de la Croix) ont disparu avec ce nouveau missel ultra-permissif, construit ex-nihilo pour faire plaisir aux protestants (qui n’en ont jamais voulu). Je pourrais encore aller loin comme ça, mais ce sera pour une prochaine fois. Je vous quitte avec une démonstration en vidéo de la catastrophe qu’est la nouvelle liturgie en France. Sans commentaires…

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3 réflexions sur “Liturgie : les fameux fruits du concile Vatican II…

  1. Enfant de choeuses, je n’avais pas entendu auparavant mais c’est du haut de gamme !

  2. Je viens de lire votre article et je déplore comme vous certains abus, mais il ne faut pas généraliser. il y a aujourd’hui une nouvelle génération de prêtre qui ont à cœur de célébrer les saints mystères dignement et avec le respect qui est dû au Corps et au Sang de notre Seigneur…
    Le missel de Paul VI n’est pas une rupture avec la Tradition mais continuité. Certes il y a des rubriques « flottantes » ou on ne sait pas ce qu’il faut faire mais il y a continuité premièrement, le canon y est toujours… deuxièmement la prière eucharistique II est beaucoup plus proche des prières utilisées au temps apostolique…

    • NR a publié un article du très admirable Président de la Société pour la messe traditionnelle en Angleterre et aux Pays de Galles concernant le développement organique de la nouvelle messe. http://notionsromaines.com/2014/01/11/est-ce-que-la-nouvelle-messe-est-une-expression-authentique-de-la-tradition/comment-page-1/

      Nous faisons nôtre sa proposition. La nouvelle messe n’est pas un développement organique de la Tradition, mais elle est valide en ce qu’elle a été promulguée par le Pape par une constitution apostolique. Son développement, son écart d’avec la messe tridentine (et si l’on veut on peut ajouter les autres rites; ambrosien, mozarabe, orientaux) n’est que trop flagrant et est vu comme tel par les progressistes. Les principes de réformes soutenant cette messe sont contraires à la Tradition (voir Mediator Dei) et nous avons vu dans l’histoire des exemples semblables de rupture de la Tradition et un retour à celle-ci. Par exemple, la réforme du bréviaire sous Paul III (1536) qui était une rupture de la Tradition fut finalement abrogée par Paul IV (1558) et proscrite par Pie V (1568); la nouvelle traduction du Psautier, dit de Béa (par le cardinal Béa dans les années 50 sous Pie XII) ne colla pas et tomba dans la marginalité très rapidement.

      Quant à la prière eucharistique numéro 2, le consensus concernant son apostolicité semble s’effriter chez les érudits (http://www.ccwatershed.org/blog/2014/aug/17/hippolytus-rome-eucharistic-prayer-ii/). La présentation générale du missel romain affirme d’ailleurs que son utilisation devrait être pour les messes en semaine (section 365b). Concernant sa vraie origine, si vous lisez l’anglais, voici un très bon article à ce sujet: http://rorate-caeli.blogspot.com/2014/09/original-sins-eucharistic-prayer-ii.html

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