La réalité a rattrapé l’optimisme post-conciliaire à Montréal

Église Saint-Jude, avant et après Source: National Post

Église Saint-Jude, avant et après
Source: National Post

Un article du journal anglophone National Post, il est fait état de la transformation des églises catholiques vides et de leur seconde vie en tant que spa, salle de conférence ou encore centre d’entraînement. La réalité semble avoir – durement – rattrapée l’optimiste avec lequel l’aggiornamento conciliaire ouvrait ses bras pour embrasser le monde.

Avec quel empressement l’Église québécoise s’est-elle débarrassé de son rôle immense en éducation et en santé pour se contenter de vagues promesses du gouvernement laïcisant du Québec. Des ordres religieux entiers, actifs et dédiés à la fois à l’éducation et aux soins de santé des hommes aussi bien que de leurs âmes se sont effondrés après leur remplacement dans un premier temps par des aumôniers, qui sont vite disparus pour ainsi laisser place à des laïques qui eux aussi ont disparu dans les années 2000, remplacés par le nouveau cours d’éthique.

C’est avec cette même naïveté que beaucoup de diocèses vivent au crochet du gouvernement pour maintenir leurs lieux de culte via le Conseil du patrimoine religieux. Cela peut paraître très surprenant pour un pays comme la France, où religion et État sont strictement séparés. Cette incongruité, ce «partenariat naïf» avec le laïcisme est typiquement québécois. Mais alors que moins de 60% des Québécois s’identifient comme catholique (ils étaient 83% il y a quelques années seulement), ce partenariat ne pourra durer comme y fait allusion l’article dont nous avons traduit un extrait:

Église de Notre-Dame du Perpétuel Secours, maintenant un théâtre Source: National Post

Église de Notre-Dame du Perpétuel Secours, maintenant un théâtre
Source: National Post

«Mais après 18 ans et 371 millions de dollars investis par le gouvernement, le Conseil reconnaît que cela n’a plus beaucoup de sens de réparer des édifices seulement pour les faire tenir debout. Ils doivent être occupés et les églises ont de plus en plus de difficulté à le faire.  »Le problème a changé » a dit Denis Boucher, un responsable des projets du Conseil.  »Aujourd’hui l’on parle plus de trouver des occupations pour ces bâtisses ».»

Néanmoins, nous tenons à souligner le rôle de l’archevêque de Montréal , Mgr Christian Lépine, un évêque plus conservateur que le libéral qui l’a précédé (le cardinal Turcotte) qui stoppa la vente hâtive d’églises. L’article en fait mention:

«La poussée pour préserver les églises en leur donnant une nouvelle mission rencontra un obstacle avec l’arrivée de Christian Lépine comme nouvel archevêque catholique romain de Montréal en 2012. Peu après sa nomination, il déclara un moratoire sur la vente des églises, inquiet de ce que les fidèles perdent leur église de quartier.»

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