Lettre pastorale de Mgr Paprocki sur la liturgie et la vénération eucharistique

Le pape François lors de la Solennité de la Fête-Dieu

Le pape François lors de la Solennité de la Fête-Dieu

Le 22 juin dernier, Mgr Thomas John Paprocki, évêque de Springfield en Illinois (États-Unis) publiait une lettre pastorale. Nous nous réjouissions de voir une lettre pastorale qui traite des problèmes de la vénération correcte du Jésus Eucharistique. Nous avions déjà rapporté ici la création d’une paroisse personnelle pour la Fraternité sacerdotale Saint Pierre au sein de son Diocèse. En fait, cette lettre ne fait que corriger qu’un abus de l’esprit de Vatican II. En revanche, ce qui est étonnant et courageux c’est que l’Évêque essaie de corriger le problème en ces temps d’exultation progressiste.

Cette lettre ratisse un peu large, mais ces sections concrètes sont très intéressantes.

Mgr Paprocki souligne la nécessité d’une célébration faite avec attention et d’une catéchèse liturgique «solide et organique» (s. 12-17). Il traite ensuite de la vénération eucharistique plus particulièrement la localisation du tabernacle (s. 18-27), des génuflexions (s. 28-32) et des processions du Saint-Sacrement (s. 33-36).

Nous avons traduit une partie de la section sur la réserve et l’adoration eucharistiques; vous pouvez lire la lettre intégrale (en anglais) ici. Les notes de bas de page de l’original ont été incluses à l’intérieur même du texte.

La réserve et l’adoration de la Sainte Eucharistie

18. Bien que la Sainte Eucharistie soit réservée dans le tabernacle dans chaque église de notre Diocèse, à certains endroits, les fidèles ne viennent pas fréquemment prier devant le tabernacle pour être en présence du Seigneur. Plusieurs raisons expliquent cette situation, mais l’une d’entre elles est que le tabernacle n’est pas toujours facilement trouvable dans plusieurs de nos églises aujourd’hui. Au cours des dernières décennies, les tabernacles furent trop souvent déplacés de leurs places proéminentes dans le sanctuaire pour des pièces obscures et éloignées et qui, dans certains cas, avaient été des armoires de rangement.

19. La présente législation de l’Église concernant la localisation des tabernacles affirme: «En fonction des données architecturales de l’église et conformément aux coutumes locales légitimes, la Sainte Eucharistie sera conservée dans un tabernacle placé dans un lieu très noble, insigne, bien visible, bien décoré et permettant la prière.» (Présentation du missel romain, 2011, s. 314) Il est regrettable que ceci n’ait pas toujours été suivi.

20. Dans certaines églises et chapelles, le tabernacle est placé sur un autel secondaire d’une telle manière que le tabernacle, bien que noble, n’est pas proéminent ni immédiatement visible. C’est souvent aussi le cas à propos de la localisation des chapelles eucharistiques, qu’elles soient dans nef elle-même, en arrière du sanctuaire ou dans une autre pièce. Elles ne sont pas toujours proéminentes ou immédiatement visibles.

21. La grande majorité de nos églises paroissiales et de nos chapelles furent conçues pour abriter le tabernacle au centre du sanctuaire; enlever le tabernacle de ces sanctuaires a laissé un vide visible au sein de l’espace sacré, comme si l’édifice lui-même attendait le retour du tabernacle. Avec le retrait du tabernacle du centre du sanctuaire, l’intégrité architecturale de plusieurs églises et de chapelles a été sévèrement compromise (ndlr: ici Monseigneur fait référence à diverses sources théologiques).

22. Le pape Benoît XVI écrivit en 2007 dans son exhortation post-synodale sur l’Eucharistie: « Sa localisation correcte aide en effet à reconnaître la présence réelle du Christ dans le Saint-Sacrement. Il est donc nécessaire que le lieu où sont conservées les espèces eucharistiques soit facilement identifiable par quiconque entre dans une église, grâce aussi à la traditionnelle veilleuse. […] Le jugement final en la matière revient donc à l’Évêque.» (Sacramentum caritatis, 2007,  s. 69).

23. Avec cela en tête et pour que plus de fidèles soient capable de passer du temps en adoration et en prière en la présence du Seigneur eucharistique, j’ordonne que dans les églises et les chapelles de notre Diocèse, les tabernacles qui furent au centre du sanctuaire, mais qui avaient été déplacés, soient retournés au centre du sanctuaire le plus tôt possible et ce en accord avec la conception architecturale originelle. Les tabernacles qui ne sont pas au centre du sanctuaire ou qui ne sont pas dans un espace visible, proéminent et noble doivent être déplacés au centre du sanctuaire; les tabernacles qui ne sont pas au centre du sanctuaire, mais qui sont dans un endroit proéminent et noble peuvent y rester.

[…]

27. Des plages horaires régulières pour l’exposition du Très Saint-Sacrement dans un ostensoir ou une custode ainsi qu’une exposition annuelle plus longue et solennelle du Saint-Sacrement sont hautement recommandées comme façons d’encourager les fidèles à une union spirituelle avec le Christ qui culmine dans la communion sacramentelle. Les normes dans les livres liturgiques pour l’exposition et la bénédiction eucharistiques sont à observer (voir le Code de droit canonique, c. 941-943).

 

 

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