À l’éditoraliste Mario Roy de La Presse: le progrès est mort

M. Mario Roy, éditorialiste à La Presse

M. Mario Roy, éditorialiste à La Presse

L’éditorialiste athée de La Presse, un journal montréalais,  M. Mario Roy, a déversé son fiel et sa désinformation anti-religieuse avec une rare verve. Dans son éditorial, «Projet Raison», M. Roy défend encore cette notion de marche inévitable de l’humanité vers la réalisation du progrès; une idée morte, dont les plus sérieux historiens ne toucheraient que précautionneusement avec une verge, un «meme» (selon le vocabulaire du célèbre militant athée Richard Dawkins) qui a fini de se reproduire chez les hommes de science et de culture et c’est à se demander s’il ne l’a jamais fait. Cette théorie, chère aux athées et qui a alimenté le naïveté des documents conciliaires, est complètement réfutée par les faits et aucun historien un tant soit peu sérieux ne défendrait une telle chose. 

M. Roy dénonce la lenteur du progrès pour tenter d’expliquer le fait que celui-ci ne «progresse» pas, ou même régresse à certains endroits, sur certains fronts. Recul en Russie après le printemps athée de la Révolution de 1917, là où l’Église orthodoxe russe semble fouler le cadavre de l’athéisme institutionnalisé; l’inexplicable entropie de notre univers que chaque jour les astrophysiciens découvrent et raffinent de plus en plus; la surprenante Manif pour Tous française, honnie par les élites libérales et athées, etc. M. Roy aurait-il peur que cette vague réactionnaire ne touche le Québec laïque, le Québec consensuel, le Québec bonasse? Cette «Belle province» est défigurée par la mort, une mort avalisée et encouragée par le système de l’avortement et peut-être bientôt de l’euthanasie.

Ce n’est pas la «déraison» qui est à surmonter, M. Roy. Sans la foi, la raison est aveugle; vous avez des yeux, mais tout est noir. La foi est la lumière nécessaire de la raison. Sans la foi, la raison n’est qu’un outil, un moyen pour n’accomplir que ce qui se trouve au sein de l’homme: l’égoïsme, la peur des autres, la recherche de l’attention et des applaudissements d’autrui. Or comment inviter les hommes à se dépasser? La foi enlève la peur, celle d’aller au-delà de soi. Que peut-il pousser les hommes à se respecter sans la foi?

Avec une raison sans cette précieuse lumière, la foi, comment survivre à l’épidémie d’Oran? Sans la foi, comment résister les possédés, les Stravoguine de ce monde? Le moine Tikhone lui avait d’ailleurs bien répliqué en disant: «L’athée parfait occupe l’avant-dernier échelon qui précède la foi parfaite.»

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