Avancée de Summorum Pontificum au Québec

Messe dite par M. l'abbé Frève au Collège Ste-Anne-de-La Pocatière, QC en 1946

Messe dite par M. l’abbé Frève au Collège Ste-Anne-de-La Pocatière, QC en 1946

Summorum Pontificum fut un moment charnière pour les États-Unis, l’Allemagne et dans une moindre mesure pour le Royaume-Uni. Statistiquement parlant, le nombre de messes traditionnelles augmenta de manière significative; il explosa aux États-Unis, crut en Allemagne ainsi qu’en France et continua son avancée en Grande-Bretagne. Néanmoins, le Canada ne semble pas avoir bénéficié du même élan, ou en a-t-il bénéficié, mais d’une manière très ténue. Ceci est d’autant plus vrai au Québec.

Nous avions déjà souligné la stagnation (si l’on est optimiste) ou le déclin du catholicisme francophone au Canada comparé à une certaine vitalité du catholicisme canadien anglais. Divers ministères qui émanèrent du Canada anglais ont migré vers le catholicisme canadien-français : Catholic Christian Outreach, qui n’a même pas de générique en français, œuvre à Québec; et Net Ministries œuvra en banlieue de Montréal. Certains signes de vitalité francophone, comme la Communauté de Jérusalem (Montréal) et de l’Emmanuel (Québec), sont de provenance française.

Depuis le Motu proprio de 2007, aucune nouvelle messe traditionnelle ne s’est ajoutée au Québec. Les trois qui existent présentement sont la FSSP à Québec (Saint-Zéphirin), l’hybride FSSP/diocèse de Montréal (Sainte-Irénée) et Notre-Dame-des-Bois de Sherbrooke (diocésaine); elles existaient toutes avant 2007.

Une communauté semblait s’être formée à Saint-Hyacinthe à la paroisse Sainte-Rosalie, desservie sur une base mensuelle par le premier curé de la FSSP à Québec. Elle n’eut pas de suite et à ce sujet le curé de Sainte-Rosalie n’a pas retourné notre courriel. Un autre groupe, de Saguenay cette fois, avait remis une pétition de plus d’une centaine de signatures à l’évêque, Mgr André Rivest, mais celui-ci s’y opposa notamment pour des questions «d’unité».

Donc pratiquement aucune progression sur la scène traditionaliste au Québec, si ce n’est les différents groupes et chapelles de la FSSPX qui quadrillent un peu mieux le territoire québécois. Malgré une grave lenteur du catholicisme canadien-français, il y a de l’espoir. Si des communautés issues du dernier Concile sont arrivées de France, nous sommes en droit de nous attendre à une percée plus grande de la Fraternité Saint-Pierre, peut-être aussi des percées avec les autres sociétés traditionalistes. L’Institut Christ Roi Souverain Prêtre, les Missionnaires de la Miséricorde Divine, l’Institut Bon-Pasteur, tous issus de France, n’ont pas à traverser la barrière linguistique, seulement l’océan Atlantique. Qui ne voudrait pas inviter des bénédictins de l’abbaye de Barroux pour prier et travailler au sein de leur diocèse? Qui ne voudrait pas de solides prédicateurs dominicains de la Fraternité Saint-Vincent-Ferrier?

Prions pour une avancée de la messe traditionnelle au Québec et des sociétés la promouvant, sociétés qui restaurent âmes et liturgie pour la gloire de Dieu. Quelle voie concrète pour le fidèle catholique québécois ordinaire? Priez pour plus de séminaristes et de vocations traditionnelles. Nous en avons déjà deux au séminaire international de la FSSP; prions pour qu’ils nous soient retournés et qu’ils œuvrent en notre sein.

Saint Jean-Baptiste, patron des Canadiens-français, priez pour nous.

NB : Ce «rapport Summorum Pontificum» du Québec est basé sur les faits qui nous étaient accessibles. Si vous avez des corrections ou des ajouts à apporter, n’hésitez surtout pas à nous contacter via notre page Contact.

Advertisements

5 réflexions sur “Avancée de Summorum Pontificum au Québec

  1. Ping : Le Motu Proprio au Québec | Riposte-catholique

  2. Ping : Notions romaines | Progression de la messe traditionnelle en Amérique du Nord

  3. Ping : Notions romaines | Dénonciation du modernisme au Saguenay: réactions des catholiques libéraux

  4. Que faut-il pour réussir a formé une nouvelle paroisse tradi? J’ai déjà essayer et je n’ai jamais eu de nouvelle ni de retour… Donc ces un peu triste.

    • Cher Madame,

      C’est un processus complexe et très arbitraire même si le motu proprio de 2007 voulait éviter cela. Néanmoins, c’est possible de développer un lieu de messe ou d’ajouter une messe traditionnelle à l’horaire dominical. Ce que je vous conseillerais c’est de former un groupe de gens et de démontrer que vous êtes prêts à assumer tous les coûts possibles (chasubles, canons d’autel, chandelles, barrette, etc.). Pour formuler une demande, je vous réfère à l’excellent site web de Paix Liturgique qui y détaille toutes les options et ce qu’il faut dire. http://www.paixliturgique.com/

Laisser un commentaire

Entrer les renseignements ci-dessous ou cliquer sur une icône pour ouvrir une session :

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l’aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s