Premier anniversaire du pontificat du Pape François: brèves remarques

S.S. le Pape François

S.S. le Pape François

Devant la panoplie de commentaires, d’analyses et, dépendant des camps, de panégyriques à propos de la première année de S.S. François, Notions romaines a choisi de ne faire que quelques brèves et sobres observations.

En effet, un an dans un pontificat ne signifie que bien peu de chose. Les médias se targuent d’avancées incroyables au sein de l’Église, mais vivent-ils seulement la réalité de celle-ci ou se fient-ils sur leurs correspondants au Vatican, qui se gavent d’impressions, de postures de discours, entre deux cafés sur une terrasse romaine pluriséculaire? 

La barque de Pierre commencera à «changer» d’«orientation» par l’activité de ses évêques et les futures nominations. Même le pontificat, relativement court, de Benoît XVI n’effaça pas les nominations «pastorales à la années 70», malgré les clins d’œil à la frange traditionaliste. Les fruits du pontificat de Benoît XVI ne peuvent même pas encore être appréhendés dans leur entièreté, encore moins avec l’effronterie faussement connaisseuse et crasse des médias. Imaginez donc pour un an de pontificat.

La seule position qui semble être défendable est celle d’un discours qui reste à faire. La Curie est toujours figée, sur sa faim, ne sachant pas encore comment agir et ré-agir à cette «réforme» enflée par les piètres communications vaticanes. Le flou du discours est certes inquiétant et n’est pas étranger aux mauvais coups contre la tradition; les exemples au Texas, au Costa Rica et en Italie en témoignent. La situation réelle, concrète, semble être la même qu’en 2012 voire 2008.

Seul un flou communicationnel, qui favorise bien sûr les partisans du changement et de la fausse pastorale, semble avoir changé. C’est bien peu; cette posture n’équivaut certainement pas le nombre grandissant de convertis via la messe traditionnelle, les familles qui éduquent chrétiennement leurs enfants et les saints prêtres qui se démènent dans des conditions semblables aux années 1800 pour exhorter, confesser et baptiser le peuple de Dieu. Seulement cette fois-ci, il n’y a pas de Léon XII, de Grégoire XVI ou encore de Pie IX défendant vigoureusement le labeur contre le monde.

Voilà pour de brèves – longues – remarques sur la première année du pontife romain.

Advertisements

Laisser un commentaire

Entrer les renseignements ci-dessous ou cliquer sur une icône pour ouvrir une session :

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l’aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s