G.G. Willis et le canon romain

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[Par M. l’abbé John Hunwicke]

Mes excuses à ceux qui sont fatigués de me lire en train de vous enfoncer la sagesse héritée de la tradition anglo-catholique dans la gorge; je ne puis être autrement que moi-même. Aujourd’hui, quelque chose d’écrit en 1969 par un de nos plus grands liturgistes anglicans, le Pr G. G. Willis.

Il encensa la traduction du Canon qui est plus ou moins ce que contient le rite de l’Ordinariat («superbe traduction…style superlatif…exceptionnel») et recommanda son adoption plutôt que celle du canon hippolytain*. «Dans sa qualité liturgique, autant langagière que structurelle, il [le canon romain] dépasse tous les autres rites eucharistiques…le seul rite connu pour l’homme anglais pendant plus de mille ans… Il dit ce que plusieurs voudraient dire à l’autel et son usage rapprocherait l’Église d’Angleterre des innombrables autres chrétiens occidentaux et serait donc d’une grande valeur pour retisser l’unité éclatée de l’Église du Christ. Une telle proposition est digne de considération…le canon romain est le meilleur disponible, … ayant trois étapes clairement définies, l’offrande du pain et du vin à Dieu, leur consécration par la récitation de l’Institution dominicale et leur offrande à Dieu comme le Corps et le Sang du Christ. Il est temps pour l’Église d’Angleterre d’abandonner les préjugés invétérés provenant de la Réforme protestante et d’accomplir quelque chose dans le domaine de la révision liturgique qui donnera paix et unité sur les bases d’une prière ancienne et éprouvée.»

Le caractère poignant de ces mots, écrits juste au moment où le désastre allait s’abattre sur le rite romain, accroît assurément leur force. Dans un article écrit deux ans plus tard en 1971, Willis écrivit: «rien n’est plus clair à l’étudiant de l’histoire liturgique de toute la chrétienté que la meilleure et la plus durable des liturgies émerge de l’expérience passée des fidèles. Ceci suggère que toute révision devant surgir doit surgir de ce qui s’est produit auparavant». Ceci est presque une paraphrase de ce paragraphe de Sacrosanctum Concilium 23 qui fut si remarquablement contredit lorsque Rome autorisa les prières eucharistiques alternatives.

Apprenez du patrimoine anglican; suivez les Ordinariats. Le canon romain est la seule prière eucharistique pouvant être utilisée par le clergé latin bien-pensant. 

*Nous savons maintenant que ce ne fut pas traduit par Miles Coverdale, mais bien par un anglo-catholique anonyme. Et bien sûr, depuis 1971, Hippolyte s’est métamorphosé en pseudo-Hippolyte.

Source: Mutual Enrichment [blogue de l’abbé Hunwicke]
Traduction: Notions romaines

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